Deux sessions plénières ont réuni 13 intervenants aux profils divers pour un large panorama sur la résilience alimentaire avec un focus sur l’actualité. Neuf ateliers ont ensuite permis de se réunir autour de thématiques spécifiques : le rôle de la restauration publique, l’agriculture urbaine, les initiatives citoyennes, la production agricole, la gestion de l’eau, la vision à long terme de la résilience, le transport de marchandises à la voile, la souveraineté médicinale et les enjeux autour du foncier et du renouvellement des générations en agriculture.

Présentation des situations locales et échange entre villes

La première plénière était consacrée à un échange entre les différentes villes initialement impliquées dans le forum. Chaque territoire a eu l’occasion de présenter sa situation et ses questions au regard de la résilience alimentaire au cours d’un échange mené par visioconférence.

Sont intervenu.e.s :

  • Éric Tiemtoré : Président du Conseil Régional du Centre du Burkina Faso
  • Claire Masson : Maire de la Ville d’Auray (56)
  • Nathalie Chaline : Adjointe au maire en charge du quartier de Saint Marc et conseillère déléguée à l’innovation sociale à Brest Métropole
  • Ludovic Brossard : Conseiller municipal à la ville de Rennes délégué à l’Agriculture Urbaine et à l’Alimentation Durable
  • Monique Lucas : Adjointe à la mairie de Saint-Brieuc chargée de la démocratie permanente et des budgets participatifs

Plénière 1 : « L’état des systèmes alimentaires au coeur d’une crise pandémique »

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Sont intervenu.e.s :

  • Terry Marsden : Université de Cardiff (Pays de Galle)
  • Clara Craviotti : Chercheure au Conseil National de la Recherche Scientifique et Technique (CONICET) au Centre d’Etudes de Sociologie du Travail, Université de Buenos Aires (CESOT-UBA- Argentine)
  • Dominique Barjolle : Directrice de recherche à l’Université de Lausanne
  • Guillaume Garot : Député (auteur notamment d’une loi pour lutter contre le gaspillage alimentaire)
  • Soulama Soungalo : Docteur à l’Institut de l’Environnement et de Recherches Agricoles (INERA – Burkina Faso)
  • Évelyne Compaoré Sawadogo : Docteur à l’Institut de l’Environnement et de Recherches Agricoles (INERA – Burkina Faso)
  • Moacir Darolt : Chercheur au centre d’expérimentation pour l’agro-écologie du Parana (Brésil)

Plénière 2 : « La résilience des systèmes alimentaires dans l’actualité »

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Sont intervenu.e.s :

  • Joël Labbé : Sénateur du Morbihan (56)
  • Stéphane Linou : Expert sur la résilience alimentaire, conseiller municipal de Castelnaudary et pionnier du mouvement Locavore
  • Luc Bodiguel : Directeur de recherches au CNRS. Laboratoire « droit et changement social » à l’Université de Nantes
  • Lucile Giquel : Bénévole à l’association Les Greniers d’Abondance
  • Henri Rouillé d’Orfeuil : Ingénieur agronome et docteur en économie. Pilote du Programme Alimentation responsable et durable à l’association Résolis.
  • Marie Cosse : Chargée de mission du Programme Alimentation responsable et durable à l’association Résolis.

Atelier 1 : La place de la restauration collective dans la résilience

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Cette thématique d’atelier était divisée en deux sous-ateliers.

Sous-atelier 1 : Les pratiques de la restauration collective sont en profonde évolution. Comment y intégrer une recherche de résilience ? Par exemple, l’action sur les menus en y proposant davantage de produits végétaux est une voie significative. Ce sous  atelier tentera d’apporter des pistes d’inspiration pour aborder comment la restauration collective peut répondre aux crises actuelles. La restauration collective peut s’envisager comme un outil de transition.

Sous-atelier 2 : Lors de la crise COVID, les cantines scolaires et/ou cuisines des collectivités ont parfois été « détournées » pour répondre à des besoins d’urgence sociale en faveur de ménages en détresse alimentaire ou de personnes SDF. Quelles idées ont émergé ? Avec quel succès ? Sont-elles duplicables ?

Atelier 2 : L’agriculture urbaine pour la résilience des villes

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L’autonomie des villes en nourriture se compte en jours. En cas de choc systémique conséquent, des tentions entre ruraux et urbains sont à envisager. Si l’agriculture urbaine n’est pas une solution miracle, elle regroupe un ensemble de formes d’agricultures localisées en ville ou à leur périphérie qui ne sont pas à négliger. Caractérisée par sa multifonctionnalité, elle vise à répondre conjointement à des enjeux sociaux, environnementaux, économiques et territoriaux.

Atelier 3 : Les initiatives citoyennes pour la résilience alimentaire

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Les précédents forums ont montré comment les systèmes alimentaires territoriaux sont dynamisés par la créativité de la société civile : AMAP, associations de secours alimentaires, groupements d’achats, supermarchés coopératifs, sites de commande… La crise COVID19 a démontré une nouvelle fois l’intérêt social de ces outils. Quels sont les orientations actuelles ? Comment ces initiatives contribuent-elles à la résilience territoriale ?

Atelier 4 : La résilience dans la production agricole

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L’activité agricole est particulièrement sensible au dérèglement climatique et contribue à le renforcer. Elle est aussi soumise à d’autres vulnérabilités comme la dépendance aux importations / exportations. Quels systèmes agricoles peuvent être mis en place pour résister aux changement climatiques tout en limitant les impacts globaux ? Pour satisfaire quels besoins ? Quel degré d’autonomie ou de souveraineté est-il souhaitable et possible ?

Atelier 5 : Les systèmes hydriques et la résilience des territoires

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L’accès aux ressources en eau de qualité est un facteur essentiel de résilience, tant pour les personnes que pour les activités agricoles. Comment arbitrer entre les besoins ? Comment garantir des quantités et une qualité répondant à des critères de résilience ?

Atelier 6 : Pour des réponses à court terme et une vision de la résilience à long terme

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Le débat entre acteurs de l’urgence et intervenants « développementistes » est ancien. La notion de résilience permet de l’aborder sous un autre jour, en exigeant que les mesures de prévention et de mitigation locales et de court terme ne compromettent pas les actions globales et de long terme. Hripsimé Torossian et Stéphane Linou vous proposent une séance de réflexion collective autour de la notion de « plan de continuité alimentaire »

Atelier 7 : Transport de marchandises à la voile : Enjeux et perspectives pour la résilience des territoires

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Le transport de produits alimentaires à la voile est un instrument de résilience globale par la diminution de l’impact carbone. Par ailleurs, le cabotage permet une maîtrise locale des transports. Comment valoriser au mieux ce mode de transport décarboné ? Quelles fonctions peut-il remplir ?

Atelier 8 : La place de la souveraineté médicinale dans la résilience

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La recherche effrénée d’un vaccin ou d’un traitement pour lutter contre la pandémie du coronavirus a mis en lumière l’existence de réponses aux maladies basées sur des ressources et des savoir-faire locaux. Ceux-ci sont cruciaux dans les pays du sud où la pharmacopée occidentale est peu disponible. Comment s’organiser pour les inscrire dans une logique de résilience, préventive et curative ?

Atelier 9 : Le foncier, l’installation et la transmission en agriculture pour le renouvellement des générations

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L’essor des initiatives alimentaires locales axées sur la résilience réclame de nouveaux emplois. Il faut pour cela que les producteur-rice-s en place soient ouvert-e-s à une transmission qui ne se limite pas à reproduire leurs pratiques. L’accès au foncier est un facteur limitant partout, avec une situation extrême au Brésil. Comment les candidats à l’installation peuvent-ils s’appuyer sur les agriculteurs en place ? Quelles solutions existent-elles pour accéder à la terre ?